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Ah ouais au fait !


Eul' Kani !



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Diaphragme

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04/09/2005

Sur le départ... (suite et fin)

Execution_atahualpa

On va faire très court, éviter de jouer les Sheila ou les Aznavour de la blogosphère.

Je tenais juste à vous dire que, pour un nombre pléthorique de raisons, j'ai décidé unanimement (et croyez-moi, ce ne fut pas chose aisée que de mettre tout le monde d'accord ! ha !) de donner le coup de grâce à la Théorie du 1%. Pan ! Une balle dans la nuque et on n'en parle plus ! Bouge pas saloperie !!! T'es mort !

Je tenais à saluer tout ceux qui figurent dans la colonne de droite, ainsi que ceux qui, volontairement ou non, ont contribué à donner un souffle à ce bloguicule. Sachez que je ne serais pas loin (petit message à Wawa, Blaise, M. Caca, Folie Privée et Leblase : j'irai hanter vos URL !!! Non mais !), et qu'il est même probable qu'un retour sur les devants de la blogosphère advienne(que voulez-vous ? la retraite conduit inévitablement à l'outrecuidance chez moi), sous réserve que je parvienne à produire autre chose qu'un ersatz de la Théorie - que l'Aznavourisme me bouffe tout cru si je me dédis !

Réactionnairement vôtre,

AQW.

PS : une fois n'est pas coutume  - et avouez-le, ça tombe plutôt bien ! -  je vous incite à aller faire un tour sur un skyblog (quoique, l'avantage d'un skyblog, c'est que les commentaires n'ont aucun intérêt - quand ils sont compréhensibles ! - du coup ça permet de bien se concentrer sur les posts en tant que tel... Tiens, et si j'essayais ??? ). C'est pétillant, rafraîchissant, hilarant et drôlement bien écrit !

http://lepetitjose.skyblog.com/

09/07/2005

Sur le départ

Plage1couv























(trouvée ).

C'est à la tête de mon armada d'enfoirés (qui ont le bon goût de ne pas miauler pour les pauvres au moins) que je m'apprête à reconquérir l'Espagne. Pour l'heure, j'en suis à ma 73e ablution histoire de me faire l'allié du destin afin que la Twingo tienne le coup (et encore, je passe sur l'étendue du rituel syncrétique, y'aurait de quoi alimenter une année entière de blogging sans intérêt).

Les aoûtiens et autres bosseurs invétérés (j'ai la pudeur de ne pas étiqueter les autres), ne manquez surtout pas le feuilleton de l'été (c'est ici). Et puis y'a toujours d'la bo - d'la bonne - d'la bonne came à s'en faire disjoncter l'encéphale dans la colonne de droite - juste sous la rubrique "catégorie", baleine !

D'ici là, je vous la souhaite bien bonne et ne traîne pas... Je dois encore procéder à 2-3 tests photo-aquatique afin d'être en mesure de blinder mes cartes mémoire d'une succession étourdissante de postérieurs en sous-marin. Oui, veinard je sais.

AQW.

05/07/2005

Théorie de l'évolution - variante.

Marseille__vieux_port
"Ici, nous venons tous de la mer, tu sais. Ce fut d'abord un genre de rat palmé qui est sorti de l'eau pour aller voir comment ça se passait. Un genre de commandant Cousteau à l'envers. Un commandant Cousteau des âges farouches. Après, le temps est passé, et ce sont les Phocéens qui sont venus de la mer pour coloniser les descendants du rat qui étaient devenus des Gaulois avec des moustaches et des casques à pointe. Ils sont venus, ils ont dit : "Ca c'est Marseille" et ont construit le stade vélodrome. Tu te rends compte ? Tu mélanges un rat palmé, un Gaulois, un Phocéen et quelques échanges maritimes et tu obtiens un mafre qui s'appelle Mario et qui crie comme un putois au stade. Les miracles de la nature !"

François Thomazeau,
Qui a noyé l'homme-grenouille ?

30/06/2005

Hommage(s) à la technologie

Les gremlins sont en vacances officielles, tous - des pirates aux amorphes. Le glas sonne - me voici entré dans l'une des deux semaines honnies : la dernière semaine, et la fameuse semaine de permanence administrative. D'une part parce qu'un bahut sans gamins, c'est comme... non ! pas de comparaison foireuse merci ! mais aussi parce que de telles périodes annoncent l'éveil de la paperasse. Ceux qui croient encore en l'avènement du tout-informatique n'ont certainement jamais mis les pieds dans les succursales diverses de l'Educ' Nat' . Impossible. Le papier-bristol, les fiches en pagaille, les billets roses, bleus, jaunes ou verts, les copies de base, les cahiers craspeks, la variété des piètres vélins affichent encore leur suprématie ici-bas.

Alors oui, pendant que les mains sont affairées à une besogne souvent désuète, ça donne l'occasion aux méninges de se libérer un peu, d'échafauder diverses constructions mentales qui demeurent autant d'exutoires à l'ennui. Ah si, y'a toujours moyen de causer des dernières soldes ou de dauber sur untel ou untel mais ça lasse très vite (pour ne pas dire immédiatement) - et cette année, la fantaisie se voit opposer une fin de non-recevoir au sein du bureau de la Vie Scolaire (qui se métamorphose instantanément en morgue  hyper-aseptisée lors de ces deux fameuses semaines). Ergo la cervelle s'échauffe, dans un mouvement frappé par une certaine dégénérescence (routine + canicule obligent) qui ne mange même pas de pain.

Pendant que tu brasses, tu te dis que ce ne serait pas si mal que ça de songer à faire hurler la donzelle comme Sharapova à Wimbledon (même si, au fond, tout dépend de la donzelle et, par un lien de conséquence tout aussi foireux que la métaphore que tu t'apprêtais à pondre tout à l'heure, tu en arrives à te persuader que, te connaissant, tu risquerais de devenir un soudain avatar de Al Bundy - j'ai bien dit Al, pas Ted, quoique...). Va soir pourquoi, mais cette perspective te fait soudainement penser au Parti Socialiste, là tu te mets à rêver d'un exil de toute la clique en Corée du Nord - un petit stage bien sûr, histoire qu'on se marre bien par la suite. On en garderait juste deux pour les mettre dans un musée vivant de la Nullité Politique, aux côtés de Toubon, Mégret, Besancenot, Douste, Buffet et quelques autres.... ah oui, et Lajoinie aussi (ah merde, on avait parlé de musée vivant) On va leur apprendre à jouer les Jean Moulin en carton, à parler de "banalisation du FN" suite à la consultation de Villepinpin (spéciale dédicace au gneu-gneu), alors même qu'ils en sont l'une des causes efficientes (si ce n'est davantage) à force d'autisme coupable. Puis, tout ça parce que "voilà l'été", tu te dis qu'au fond tu t'en contrebranles, et qu'ils peuvent bien tous crever tant que le rendez-vous tant attendu depuis 22 ans 8 mois et 10 jours (fouyaaa ! j'avais... pfiouuuu !!! au moins 5 ans !) et duquel tu seras l'un des témoins sera prometteur.  Et parce que tu n'es qu'un sale peine-à-jouir de pacotille, tu songes soudain à ta calvitie naissante et inexplicable génétiquement. Peine-à-jouir... Tiens, tout à coup ça te fait penser à ce faussaire de Onfray, çui-là même qui prône la jouissance, sans l'ombre d'un sourire, à grands coups de poncifs qui te ferait presque en conclure qu'une véritable vie de patachon ne pourrait se mener qu'au sein d'un prieuré de trappistes bénédictins. Ou que St Nicolas du Chardonnet n'est que l'antichambre de Sodome.Peut-être même que mon ami l'acre ovaire n'a pas tort, et que la pape de l'athéologie n'est rien moins qu'un procureur ignorant au fond. Et puis... non c'est vrai... le j'en passe et des meilleures serait le bienvenu - et dire que vous n'avez même pas eu droit au pire... Tant pis.

Ah si, y'a quand même l'épisode de la-composition-des-classes-pour-l'année-prochaine qui sauve de l'ennui. Vu que l'Obersturmführer a jeté son dévolu bienveillant sur toi, elle te le propose (avec un franc sourire auquel tu ne sauras jamais vraiment répondre) - ce qui te permet d'échapper à la morne tâche de l'archivage, Gott sei dankt. Alors du coup, tu jubiles - sauf que t'oublies que tu es un champion de l'organisation à côté de tous les branquignoles préposés eux-aussi à cette tâche. Et pourtant, c'est pas faute d'être également un champion des bordéliques notoires dès lors qu'il n'est plus question d'être à l'oeuvre. Bref, ce qui aurait dû mobiliser deux heures de travail en a réclamé six. Pas pour rien cela dit. Là tu as la preuve que l'autre vieille peau abonnée aux congés-dépression n'aime que la pâte-à-modeler au détriment des durs-à-cuir que l'on devrait faire brûler ailleurs. Que les pédagogues autoproclamés rechignent à la tâche. Que la prof de SVT dont les autres se moquent parce qu'elle manque de sommeil, qu'elle parle bizarrement, et qu'elle semble toujours avoir un train de retard, est une infatigable bosseuse, authentiquement soucieuse du devenir de nos Gremlins. Comme quoi "être de gauche" dans l'Educ' Nat' revient à donner sa chance à celui qui entre dans les critères, sans faire de bruit. Et du coup, tu passes encore pour l'infâme facho de base - et qui l'a bel et bien joué, tout ça parce qu'elle t'a gonflé et que tu avais envie de lui faire ravaler ses discours lénifiants. Le clin d'oeil du sémillant prof de techno te sauve presque de l'opprobre générale. Il te sauve d'autant plus qu'il renchérit de bon coeur, non sans grand talent, ce qui fait que l'opprobre devient onction - surtout pour lui et c'est tant mieux d'ailleurs, vu qu'il mérite bien plus cette onction que toi.

Ouf, les classes sont faites, à l'abri relatif du clientélisme ad hoc, et compte tenu des langues, options et IDD. L'aventure ne fait que commencer, Dieu soit loué.

AQW.

23/06/2005

"Si t'as rien à dire...

... ferme la donc, ou donne dans l'ostensible", me disait l'autre soir Rosy Varte, dans un élan de fureur fort légitime, lors du brunch annuel organisé par l'amicale des boulistes physiocrates (l'inoubliable interprète de M'ame Maguy en était l'invitée d'honneur).

Vu que ce genre d'alternative aurait presque (je dis bien presque) tendance à susciter un semblant de sursaut au sein de mon esprit engourdi par la dive canicule, je me suis décidé à oser un mélange des genres, soit : vous gratifier d'un cliché qui n'a rien d'autre à dire que ce qu'il montre. Pas de mise en perspective, rien, un ready-made de pacotille pour ainsi dire.

Dscn1530















Alors certes, j'aurais pu donner dans l'art conceptuel (vous savez, celui qui se réclame en tant que tel, dans la mesure où il n'a d'autre choix que de s'adjoindre un savant blabla pour mieux maquiller son inanité, oui oui ! celui-là même que le ministre de la culture de Grande-Bretagne, dans un élan déjà mis en scène par Duchamp, a osé qualifier - à juste titre - de conceptual bullshit, lors d'une visite de je-ne-sais-plus-quelle expo au Tate Museum, au tout aussi juste mépris des "élites" fébriles et autistes de l'Aesthesis impuissante). C'est d'ailleurs précisément ce que je m'apprête à faire, vu que je suis un parfait béotien, que je n'ai pas la vivacité situationniste, mais que j'ai quand même bien envie de jouer (encore) un peu...

Et c'est partiiiii !

Proposition de titre (de l'oeuvre) n°1 : Inventaire ochlocratique
Blabla nécessaire : Ou comment l'artiste, par le truchement d'un contre-champ paradoxal et savamment épuré, chante la gloire d'un élan spontané sur piètre matière plastique résultant du mal-être proto-estudiantin postmoderne.

Proposition n°2 : Rite de Passage ?
Blabla nécessaire : Peinant à se frayer un chemin au coeur de la corbeille, la chemise plastifiée de l'élève de 6e traînant sa misère au sein d'un établissement de banlieue endormie ne manque pas de symboliser l'éveil embryonnaire du Lumpenproletariat postmoderne (ah oui, c'est censé être de l'art conceptuel - alors il ne s'agit pas de faire l'économie du terme "postmoderne", sinon vous serez instantanément suspecté d'hégélo-goebbelsisme, ou pire d'avidadollarisme - soit le pire des crimes réactionnaires, montant aux ordres des séides de l'Idéal-Ploutocratie  Fascistomorphe - c'est dire putain !) face à l'Oppression Crypto-Bourgeoise dont l'Education Nationale, en dépit - et à partir - des  manoeuvres pseudo-laxistes, est le plus infâme suppôt.

Maintenant, la question : saurez-vous jouer à votre tour à partir du même cliché ? qui veut jouer ?

En somme, ce post aurait pu s'appeller Détourne-moi si tu le veux.


AQW.

18/06/2005

A réac', réac' et demi

Nadar_mreac
Le collège anonyme où j'ai l'insigne privilège de servir (au sein du département "Châtiment et Répression")
16h40 (ou presque)
Vendredi 17 juin 2004.
Protagonistes : le Père, le Pion, la putain de connasse de
Prof de mes couilles en ski d'anglais.

_" Bonjour, pardon de vous déranger, mais je voulais savoir pourquoi F. - mon fils - n'est toujours pas sorti alors qu'il finit les cours à 16h30, qu'il me dit, alors que je suis en train d'afficher le résultat de la finale de mon super tournoi de foutebôl ('tain les cons ! ça s'est fini aux tirs au but suivis de l'épreuve de la mort subite - un boulevard de la contestation en soi, qui, forcément, prend fin par le biais d'un "tant pis pour votre gueule mais le poteau est bel et bien rentrant ! T'façon vous faites chier après tout ! Vous avez passé les barrages alors merde, pleurez pas, c'est déjà bien beau de s'être retrouvés en finale hein !") de mettre de l'ordre dans le bureau de la Kommandantur.

_ Mais vous ne me dérangez pas, lui rétorqué-je hypocritement, alors qu'il ne restait que moi au sein dudit Département, et que je m'apprêtais psychologiquement à me faire charcuter non sans maestria un ou deux chicots une demi-heure après par mon vieux fou/sage chibani de dentiste.

_ Bref, je l'attends et puis j'ai un rendez-vous chez le médecin à 17h, alors... (formule de politesse qui signifiait rien d'autre que "j'ai pas qu'ça à fout'").

_ Patientez un instant... Je vais vérifier les billets d'absence (et je vérifie, c'est pas que du bla-bla hein !). Ben non, l'était bien présent en début d'après-midi au moins (merde, je me rends compte que j'ai pas le billet de la dernière heure, qui fut celle de l'hémorragie). De toutes façons, je dois remonter en salle des profs (et prendre la tangente fissa), p'têt bien qu'on croisera sa prof (pourvu que ce ne soit pas le cas, remarque y'a pas de risque ! feignasse comme elle est, elle doit déjà être chez elle en train de baigner ses cors aux pieds et autres verrues plantaires devant Les Chiffres Et Les Lettres)".

Nous sortons du bureau. Visiblement, l'a envie d'engager la conversation le bougre. Pas moi. Ca tombe mal.

"Rhaaaa-lala..., expire-t-il en un râle qui n'annonce rien de bien engageant, il nous cause bien du souci en ce moment F".

Aparté : certes, en ce moment, j'ai l'honneur d'être gratifié de sa présence inopinée en étude - comme pas mal de ses comparses, il y passe plus de temps qu'en cours. Et son "j'me branle de tout", pourtant si classique, me gonfle assez rapidement. En clair, si je pouvais lui coller une, j'agirais avec prodigalité - pour sûr. Mais je suis pressé, le père se fait du mouron, donc je ne juge pas utile de m'étendre sur son cas, et je vais même jusqu'à fixer mon choix sur l'option on-va-la-jouer-cool. Erreur !

_"Oh vous savez, il est en 3e, c'est la fin de l'année, il en marre du collège, voilà tout. Ca n'a rien de bien inquiétant après tout, que je lui lâche, en lui offrant en sus mon plus beau rictus
_ Non. Quand j'étais élève - et ça ne remonte pas à une époque si lointaine - ça ne se passait pas comme ça. A chaque âge son métier ! Il doit être assidu, respectueux, et travailleur, que ça lui plaise ou non ! J'ai été prof pendant 20 ans, vous savez, et là y'en a marre, je vais tout plaquer, les gosses de nos jours sont impossibles !"

...

Nous empruntons l'escalier, puis le couloir. Il poursuit :

"C'est à cause du discours que vous tenez que le système éducatif français est passé de la première place mondiale à la dernière !!!"

Ben voyons... Je grommelle un chouya, et il poursuit sa litanie :

"Si ! J'ai enseigné en Suisse, en Allemagne, en Italie, et nous en France, on se ridiculise, tout fout le camp ! C'est catastrophique ! Tout ça à cause du principe de l'Enfant-Roi et toutes ces conneries !!!"

Là il commence à me gonfler sévère avec ces inepties... D'abord je n'ai tenu aucun discours - pas le temps, par le goût, pas l'inspiration - et puis s'il savait à quel point je ne suis pas non plus un ami du principe qu'il voue aux gémonies ! D'un côté ça me change... D'habitude j'ai droit aux récriminations de parents terribles, qui rivalisent en "mais vous n'auriez pas dû punir mon fils/ma fille - vous savez, il est si gentil et si poli au fond" et autres tentatives (vouées à l'échec) de bakchiches moraux. Mais dans ce cas, je joue avec maestria (décidément ! encore elle !) de mon inflexibilité. Là je dois m'avouer désarmé. Et je déteste ça. Toutefois, je prends sur moi, jette un coup d'oeil à la salle des profs. P'tain la salope ! Non seulement c'est une cossarde de première, dotée d'un physique à faire se rhabiller les alter-ego féminins de Boris Karloff et d'Abel Ferrara (si, ça compte !), mais en plus elle se permet - pour une et une seule fois (et il fallait que ce soit celle-là) de donner dans l'heure sup' sans intérêt, et d'annoncer au père que son fils n'était pas présent au dernier cours de l'après-midi. Le gars consulte son portable, et se casse furax.

Et là, force est de l'admettre : j'ai l'air d'un con, et je donne raison, envers et contre ma volonté, à la fureur du paternel floué par la chair de sa chair. Et je déteste ça !


AQW.  

15/06/2005

Petit complément à "Zero the Hero"

1zero
Tout simplement la retranscription des paroles du titre sus-nommé de Black Sabbath, trouvées ce soir-même. La chanson m'est familière, sauf que je ne m'étais pas suffisamment douté de l'adéquation entre mon ellipse et le propos de ladite chanson. Voyez plutôt :



Accept the fact that you're second rate life is easy for you
It's all served up on a gold plated plate
And we don't even have to talk to you
Your face is normal that's the way you're bred
And that's the way you're going to stay
Your head is firmly nailed to your TV channel
But someone else's finger's on the control panel

What you gonna be brother - Zero the hero
Don't you wanna be brother - Zero the hero
When you gonna be brother - Zero the hero
Impossibility impissibolity mother really a hero

You sit there watch it all burn down
It's easy and breezy for you
You play your life to a different sound
No edge no edge you got no knife have you
Your life is a six lane highway to nowhere
You're going so fast you're never ever gonna get down there
Where the heroes sit by the river
With a magic in their music as they eat raw liver

You stand there captain we all look
You really are mediocre
You are the champion in the Acme form book
But I think you're just a joker
Your freedom life ain't so much of a pity
But the luv-a-duckin' way you're walkin' around
The city with your balls and your head full of nothing
It's easy for you sucker but you really need stuffing

NB : Le version de Cannibal Corpse est à privilégier. Quitte à se passer d'un Ozzy, autant choisir Chris Barnes plutôt que Ian Gillan.
(Si je savais par quel biais H. Resse parvient à vous faire partager son soundscape directement, nul doute que vous pourriez en juger réellement par vous même).


AQW.

Groove on Baghdad !

Black_caesar
Faut vraiment être un sacré pisse-vinaigre pour prétendre que notre monde est au bord de l'implosion. Alors qu'une certaine frange de notre auguste population se réjouit de la libération de F. Aubenas, glose sur les péripéties judiciaires de M. Jackson et/ou célèbre la reprise des hostilités entre la Perfide Albion et nostre doulce France - ce qui permet enfin ! d'étouffer dans l'oeuf les chroniques impudentes de la haine ordinaire (celle qui, par exemple, ne cesse de pimenter l'enviable existence du pékin de Bogota, de Lagos, de Freetown, de Pyong Yang, de Mogadiscio, de Grozny, d'Ispahan, de Tirana, de Jérusalem, d'Herat, de Blida ou de Juste-en-bas-de-chez-toi - eh ouais ! you lucky bastard !) - je me suis réjoui pour ma part de la promesse d'un revival funky issu des bas-fonds de Baghdad.

J'en veux pour preuve le pseudonyme dont s'est fort habilement affublé l'un des geôliers de notre nouvelle égérie nationale - The Boss, merde ! Quand même !

AQW.James_brown_3

PS : Pay the cause to be the boss
         I'm a bad mutha (bis)

13/06/2005

Le combattant, le partisan et le hâbleur

031
Un long extrait de l'Hommage à la Catalogne de George Orwell. Si la guerre civile contemporaine se passe allègrement de cadavres, de sang et de rafales, les manoeuvres et gesticulations de l'Arrière demeurent inchangées. Seigneur, garde-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge... Ha !

Ainsi donc, voilà ce que nous étions aux dires des communistes : des trotskystes, des fascistes, des traîtres, des assassins, des lâches, des espions, etc. J'avoue qu'il y avait de quoi être charmé, surtout lorsqu'on pensait en particulier à certains de ceux sur qui de telles accusations étaient portées. Imaginez tout l'odieux de voir un jeune Espagnol de quinze ans ramené sur le front sur une civière, de voir, émergeant des couvertures, son visage exsangue, hébété, et de penser que des messieurs tirés à quatre épingles sont, à Londres et à Paris, tranquillement en train d'écrire des brochures pour prouver que ce petit gars est un fasciste déguisé. L'un des traits les plus abominables de la guerre, c'est toute la propagande de guerre, les hurlements et les mensonges et la haine, tout cela est invariablement l'oeuvre de gens qui ne se battent pas. Les miliciens du P.S.U.C.* que j'ai connus au front, les communistes des Brigades Internationales qu'il m'est arrivé de rencontrer, ne m'ont jamais, ni les uns ni les autres, appelé trotskyste ou traître ; ils laissaient cela aux journalistes de l'arrière. Tous ceux qui écrivaient des brochures contre nous, et disaient de nous des infamies dans les journaux, restaient chez eux bien à l'abri, ou tout au plus s'aventuraient-ils dans les salles de rédaction de Valence, à des centaines de kilomètres des balles et de la boue. Et, mis à part les libelles de la querelle entre partis, tout l'inséparable de la guerre, - chauvinisme agressif, éloquence de carrefour, bluff, dépréciation de l'ennemi - tout cela, ceux qui s'en chargeaient étaient, comme toujours, des non-combattants, et certains d'entre eux eussent préféré faire cent kilomètres en courant plutôt que de se battre.
L'un des plus tristes effets de cette guerre pour moi, ce fut d'apprendre que la presse de gauche est tout aussi fausse et malhonnête que celle de droite. (...) La lutte était à peine déclenchée qu'instantanément journaux de droite et de gauche plongèrent à qui mieux mieux dans le même puisard d'insultes. Nous nous souvenons tous des en-têtes du
Daily Mail : "Les rouges crucifient les religieuses", tandis qu'à en croire le Daily Worker, la Légion Etrangère de Franco était "composée d'assassins, de pratiquants de la traite des blanches, de drogués et du rebut de tous les pays européens". Encore en octobre 1937, le New Statesman nous entretenait d'histoires de fascistes se faisant une barricade avec les corps d'enfants vivants (ce qu'il y a bien de plus incommode comme barricade !), tandis que M. Arthur Bryant déclarait que "scier les jambes d'un commerçant conservateur" était "chose courante" en Espagne loyaliste. Ce ne sont jamais des combattants, ceux qui écrivent des sottises de ce genre ; peut-être croient-ils que le fait de les écrire est pour eux un succédané de combat ! C'est la même chose dans toutes les guerres : les soldats se battent, les journalistes mènent grand bruit, et jamais aucun patriote ne vient à proximité d'une tranchée de première ligne, si ce n'est en rapide tournée de propagande. Ce m'est parfois un réconfort que les progrès de l'aviation sont en train de changer les conditions de la guerre. Peut-être la prochaine grande guerre nous réservera-t-elle un spectacle sans précédent dans l'Histoire : un chauvin troué par une balle.


*
Parti socialiste unifié de Catalogne, dirigé par Moscou. Orwell combattait pour sa part avec le P.O.U.M. (Parti ouvrier d'unification marxiste), qui regroupait communistes dissidents de Moscou et anarcho-syndicalistes, et qui s'est fait décimer par communistes orthodoxes et républicains, avant même l'arrivée des troupes de Franco en Catalogne.

10/06/2005

Songe d'une après-midi de printemps... ou presque : l'enquête (2)

040409anger
Retour au même banc. Des chacals maigrichons, dotés pour seule armure d'un équipement P2B - Banlieue 69, traquent la perdrix et la dinde. Mais au vu de la faiblesse de leur tactique, c'est un retour bredouille qui s'annonce.

T'façon je m'en fous de tout ça - il me faut me reconcentrer sur ma quête d'informations, alors s'agit pas de s'éparpiller.

Je prends place aux côtés de deux mégères plurigénaires dont la causerie s'articule à partir de l'axiome suivant : "Il y a des choses qui ne s'oublient pas".
Bien que la sentence soit assénée à une dizaine de reprises, cela ne m'avance pas à grand chose vu que je suis arrivé en cours de commérage. En même temps, tout cela prouve que ma présence n'a pas été remarquée - et c'est toujours ça de pris.
Tout à coup les scansions s'évanouissent et cèdent la place à diverses considérations touchant le sort de leurs petits enfants. C'est là que je rends compte que je ne suis pas le seul à me poser des questions - elles aussi sont en proie à des interrogations très certainement cruciales.
"Mais qu'est-ce qui se passe dans leurs petites têtes ??", qu'elles annonent. Puis vient le tour de l'exposition des méfaits du tabac - feat. cette proposition redoutable, utile et certaine : "Mais pour fumer sans problème, faudrait avoir des poumons en fer !" (ben ouais, fallait y penser !).

Problème : ça tourne court.
Apparemment, la communication passe mal. Les hein ?, comment ?, à qui ?, de quoi ?, mais à qui ?, s'enchaînent à qui mieux-mieux, dans un tourbillon frénétique et étourdissant. Le brouillage semble prendre fin alors qu'elles se mettent à s'extasier sur le Toutou qui les escorte. Bien entendu, je sais que les histoires de proportion sont sujettes à l'hypersubjectivité, n'empêche que, plus je lorgne sur cette espèce de peluche couinante et braillarde (du type même de celles qui se plaisent à porter leur choix sur les pneus de mon véhicule afin de les bénir à l'aide de leur mixtion, et à qui il me plairait de fournir de temps à autres, non sans magnanimité, l'occasion d'une paix éternelle, à l'aide de ces même pneus - Yorkshires, caniches, etc., la preuve cosmologique de l'existence du Malin), plus j'ai du mal à saisir le lien avec la créature terrifiante et léonine avec laquelle elles la compare.

Et v'la que tout se brouille avec encore plus d'entrain.

Une troisième mégère s'époumone sur ce qui m'a l'air d'être l'odieux fruit de la copulation raisonnée (c'est dire ce que la Raison peut engendrer de foireux) d'un de ses propres rejetons. Ce qui me fait hésiter, c'est qu'elle le menace régulièrement d'un déluge de baffes - ma foi, les grands-mères s'adaptent à leur époque, elles aussi. Le spectacle offert par ce sale gosse justifierait à lui seul une campagne massive de stérilisation forcée, voire d'euthanasie précoce (et te marre pas la vieille, t'y passeras aussi, la complicité génétique de crime contre ma paix, ça va chercher loin en temps de guerre civile). Puis surgit une greluche braillarde, greffée à son mobile (car le corps inerte n'est pas celui que l'on croit), qui ne juge pas utile et nécessaire de s'ôter de mon soleil.

Cette accumulation d'écueils - car oui, compte tenu de mes piètres facultés de concentration, deux surgissements équivalent à une accumulation - ne peut être le fruit du hasard vu que le binôme cacochyme en a profité pour prendre la tangente sans même que cela n'effleure mon champ perceptif. Mais pourquoi me suis-je laissé gagner par la colère, foutrediable ?

Le temps de réaliser que mon parcours initiatique (St Derrick, St Le Renard, ou St Schimanski... priez pour moi !) semble frappé du sceau des péchés capitaux - sauf que merde, je suis pas Brad Pitt - et v'la un nouveau binôme du même acabit qui se pointe... Mais suffit juste de poursuivre l'enquête !!!, me direz-vous, le regard torve et l'haleine puante. Facile à dire bande de hyènes ! Car la fatalité a voulu que je file au même instant.

Vous prendrez bien un chewing-gum cela dit. Non ?

AQW.